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Anti-nazis,Anti-islamiste,Anti-communiste,Nationaliste et Sioniste

jeudi 5 novembre 2009

LES LIENS PRIVILÉGIÉS ENTRE NAZIS ET PALESTINIENS


La propagande nazie pro-palestinienne : Le soutien au peuple victime des Juifs...

Dans les années quatre-vingt-dix, le soutien nazi aux Palestiniens ne passe plus que par des annonces indirectes et par la propagande effective menée en faveur des Palestiniens, et ce jusqu'à aujourd'hui. Des annonces sibyllines demandent une aide financière pour les peuples opprimés. Un numéro de compte en banque est la seule identité révélée par l'annonce. Les annonces de vente d'armes côtoient des annonces de "formation militaire à l'étranger", mais on ne situe plus le lieu de la formation, il faut écrire au journal...

Parallèlement, le National Zeitung a entretenu la haine du communisme, grâce à l'opposition aux actions de l'extrême gauche révolutionnaire en Allemagne, de 1975 à 85. Le terrorisme est devenu, dans son vocabulaire, le synonyme du bolchevisme. Il lui est désormais impossible d'évoquer ouvertement le terrorisme de l'OLP sans paraître se contredire. On parle donc d'aide humanitaire, même si cette aide prend, en définitive, la forme d'une aide militaire...

Quant à la thématique de l'holocauste du peuple allemand perpétré par les Juifs, elle est transformée pour devenir l'holocauste du peuple palestinien par les Israéliens.

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« Méthodes terroristes israéliennes »

Très rapidement, les termes de "terreur israélienne" (qui inversent ainsi les actes terroristes palestiniens pour en accuser Israël), sont remplacés par les termes d'holocauste, et Moshé Dayan lui-même est paradoxalement présenté comme un successeur d'Hitler. Le journal Nazional Zeitung ne s'embarrasse pas des contradictions, et accuse Dayan, sans se rendre compte qu'en utilisant cette comparaison, il reconnaît implicitement que l'holocauste des Juifs a effectivement été organisé par Hitler.

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L’ « Auschwitz israélien » dans le désert

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"Holocauste du peuple palestinien"

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"Génocide [du peuple palestinien] comme politique"

"Völkermord als Politik" titrait le Nationalzeitung en 2001, "le génocide en guise de politique". A cette date, malheureusement, la thématique nazie pro-palestinienne est devenue un tel lieu commun, que le titre rageur semble éculé. Le langage révisionniste récupéré par les Palestiniens, le "turnspeech" utilisé comme rhétorique sont devenus monnaie courante.

3. L’inspiration des thèmes et la technique du turnspeech

Quant à la propagande pro-palestinienne, elle reprend les thèmes nazis utilisés depuis le départ: Les Juifs, qui sont la cause de l'holocauste des Allemands, puis des Vietnamiens, de la bombe atomique sur le Japon, s'acharnent actuellement contre les Palestiniens. "Le sionisme est du racisme", pouvait-on lire, dès 1975, dans ce journal. Ce thème est à présent répété en choeur par les Palestiniens, alors que le thème de l'holocauste palestinien, si souvent répété par ceux-ci, est en train d'envahir la presse européenne: les techniques nazies d'inversion, de répétition, de lavage de cerveau ont réussi. Ces thèmes nazis ont mis vingt ans à prendre racine, mais ils ont actuellement gagné la presse entière, qui les propage à son tour, et en a fait des thèmes politiquement corrects. La propagande palestinienne actuelle est une traduction littérale de la propagande anti-juive du Nazional Zeitung depuis les années 1970-80. Quant à la coopération militaire, François Genoud (le Testament d'Hitler) se vantait, dans une interview accordée il y a quelques années, des liens de coopération existant entre nazis d'aujourd'hui et Palestiniens, et rien ne nous permet de remettre en question son témoignage actuellement. La forme de cette collaboration est seulement devenue plus discrète. Elle ne s'affiche plus. Mais pourquoi cesserait-elle, alors que les Nazis espèrent toujours combattre les Juifs et les anéantir, ne fut-ce que par l'intermédiaire palestinien ?

On remarque souvent cet étrange renversement identitaire qui pousse les Palestiniens, voire les autres peuples arabes à comparer Israël au régime nazi, tout en niant, par ailleurs, l’importance de l’holocauste.

La reprise de cette thématique nazie du dénigrement a des sources très précises dans le Deutsche Nazional Zeitung, comme nous allons le voir, mais il est aussi essentiel de réaliser que la technique d’inversion et de contre-attaque par l’accusation de l’autre pour ses propres fautes est aussi une technique de rhétorique mise au point par les Nazis, et donc transmise par eux aux Palestiniens. Les historiens nomment cette technique le «turnspeech», pour désigner précisément la stratégie rhétorique, devenue progressivement systématique chez les Nazis, qui consistait, comme lors de l’attaque de la Tchéchoslovaquie, à prétendre que les Tchéchoslovaques avaient attaqué l’Allemagne, avant même que ceux-ci aient pu avoir le temps matériel de diffuser un message concernant l’attaque de leur pays par l’Allemagne.

En accusant Israël de nazisme, les Palestiniens usurpent, d’une part, l’identité de leur adversaire, mais couvrent, de plus, les rapports historiques permanents qu’ils ont entretenus et continuent d’entretenir avec les groupes nazis, jusqu’à aujourd’hui. De plus, les dirigeants palestiniens parviennent ainsi à se soustraire à tout repérage du modèle idéologique qui est le leur, et échappent à une analyse politique rigoureuse qui distinguerait entre «palestinisme» et Palestiniens, comme la distinction a pu se faire entre nazisme et Allemands.

Il faut comprendre que la négation de la Shoah a aussi pour but de dénier toute légitimité à l’existence de l’État d’Israël. Combinant négationnisme et turnspeech, et dans la droite ligne du grand Mufti, le Grand Mufti actuel de Jérusalem, Sheikh Ekrima Sabri, quelques heures avant d’accueillir le Pape, donna une série d’interviewes, en déclarant tout d’abord que «le chiffre de 6 millions de Juifs tués pendant l’holocauste est exagéré et est utilisé par les Israéliens pour obtenir un soutien international. Ce n’est pas mon problème. Les musulmans n’ont rien fait dans toute cette histoire. C’est le fait d’Hitler, qui détestait les Juifs». Ces déclarations du Mufti furent ensuite reprises par Arafat, qui renchérit : «Six millions ? bien moins.» Sabri, interviewé par un journal italien, déclara encore : «Ce n’est pas ma faute si Hitler détestait les Juifs. De toute façon on les déteste partout.» Le clou des interviewes fut donné le même jour par le Mufti à l’agence Reuter : «Nous dénonçons tous les massacres, mais je ne vois pas pourquoi un massacre en particulier deviendrait une sorte de chantage et assurerait un gain politique.»

La technique du "turnspeech" est aujourd’hui systématiquement utilisée par les nazis comme par les Palestiniens, retournant l'histoire juive contre les Israéliens eux-mêmes, comme dans cette récente caricature illustrant le conflit israélo-palestinien par le combat de David contre Goliath. Qui se rappellera alors que Goliath était un Philistin, ancêtre des Palestiniens, en regardant cette caricature où il figure le géant Israël, dont la force militaire disproportionnée écrase le pauvre David Palestinien?

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David palestinien contre Goliath israélien...

4. La situation actuelle des soutiens nazis aux Palestiniens

Les fréquentes annonces de camps de vacances au Paraguay ne sont sans doute pas un hasard, puisque le Paraguay était devenu, après la guerre, le havre des anciens nazis. Nul doute non plus que le "triangle du terrorisme", situé entre le Paraguay, l'Argentine et l'Uruguay, profite du tourisme nazi, et que ces fonds, dont on a pu montrer récemment, dans un rapport du State Department américain, qu'ils soutenaient le Hezbollah et le Hamas, constituent une filière supplémentaire de cette association. Néanmoins, il restera toujours impossible de prouver que les croisières nazies au Paraguay ont ce but avéré.

Il reste que la traçabilité de la propagande anti-juive dans ses sources nazies ne se résume pas à un seul journal.

Le cas le plus important de collaboration entre les néo-nazis et les Palestiniens est actuellement encore sujet à une enquête: il s'agit de l'attentat de Oklahoma city, dont le coupable numéro un, Timothy Mc Veigh, a accompli son acte grâce à un certain Strassmeir, néo-nazi de citoyenneté allemande. Selon les avocats de la défense, Jonathan Sams et Stephen Jones, la connexion néo-nazie était doublée d'une connexion terroriste "du Moyen Orient", voire palestinienne. Cet argument, délaissé comme invraisemblable à l’époque, se voit aujourd’hui confirmer par les liens ouverts entre Islamistes et Nazis.

«Il y a un sentiment général de sympathie, un sens de combat commun» déclara Horst Mahler, un membre du parti nazi allemand, le 30 avril 2002 à l’International Herald Tribune. «Il y a des contacts avec des groupes politiques, en particulier dans le monde arabe, et avec les Palestiniens. C’est un fait que l’on ne cache pas».

Combien, parmi les 58.000 néo-nazis allemands, se joignent à cette alliance ? S’il est difficile de donner des chiffres, Alfred Shobert, un chercheur de Duisburg, en Allemagne, membre du service d’Information contre l’extrémisme d’extrême droite, décrit des scissions internes au mouvement néo-nazi sur cette question : «Certains membres de base sont des racistes traditionnels, et ne veulent rien avoir à faire avec les Musulmans», mais, ajoute-t-il, «certains leaders voient dans l’alliance un potentiel...» Ainsi, lors des manifestations ayant eu lieu en Allemagne après le 11 septembre [2001], il n’était pas rare de voir certains porter le keffieh palestinien... Et quant au roman qui a inspiré Timothy Mc Veigh pour son attentat, «The Turner Diaries», il est à présent consultable sur le site du Hezbollah...

5. Un mouvement nazi et islamiste anti-américain ?

Un journal allemand titrait il y a quelques semaines «Nazis et Islamistes : de Nouvelles Alliances ?»

Nazis und Islamisten: Neue Allianzen?

Seit dem 11. September findet ein zunehmender Schulterschluss von fundamentalistischen Islamisten und deutschen Nazis statt. Gemeinsam bejubeln Rechtsextreme und Islamisten die Anschläge gegen die USA. Dabei sind Antisemitismus und Antiamerikanismus die stärksten Bindeglieder.

«Depuis le 11 septembre [2001], on constate un épaulement mutuel des Islamistes fondamentaux et des Nazis allemands. L’extrême droite et les Islamistes se réjouissent de concert de l’attaque contre les USA. Dans cette alliance, l’antisémitisme et l’anti-américanisme sont les plus forts alliés.»

En Europe, comme dans le monde arabe, les déclarations nazies et islamistes dévoilent de plus en plus les buts et les ennemis communs de ces deux groupes, affichant parfois même leur alliance.

Il faut ici citer le discours du vendredi 13 octobre 2000, à la mosquée du Sultan Al Nahayan, à Gaza. Le prédicateur, Dr Ahmet Abu Halabiya, membre de l’Autonomie palestinienne de Yasser Arafat, appela à l’assassinat des Juifs en disant : «N’ayez aucune pitié des Juifs, quels qu’ils soient, et plus encore, dans quelque pays qu’ils soient. Combattez-les, où qu’ils soient. Où que vous les rencontriez, tuez-les. Où qu’ils se trouvent, tuez les Juifs et les Américains, qui sont comme eux, et tuez tous ceux qui les soutiennent...»

Les manifestations néo-nazies du 3 octobre en Allemagne associaient ouvertement la haine du Juif à la haine de l’Amérique et appelaient à attaquer les Juifs et les Américains « Avec Odin et Allah » (« Mit Odin und Allah »), prenant ouvertement fait et cause pour les Islamistes.

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Manifestations nazies du 3 Octobre, en Allemagne « A bas les Américains !»

Les Etats-Unis ont commencé la lutte contre le terrorisme islamique. Mais pourront-ils éradiquer les fondements de l’association des nazis et des terroristes islamistes?

Dossier réalisé par D. I. pour l'UPJF - 2003 upjf.org

Influence nazi au moyen-orient



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samedi 24 octobre 2009

Les nazis









Les nazis ne sont pas forcement des chretiens,les musulmans extremistre sont nazis et ils l'assument,et des deux cotes s'acharnent contre les juifs. Israel est legitime,le peuple juif a le droit de se defendre,la legion juive Veille...

Jean marie le pen

Les nazis defilent avec les islamistes



Nazis,islam meme COMBAT!

Mahmoud hitlernejad

jeudi 22 octobre 2009

Neo islamisme

Stratégies pour noyauter la République

par Jean-Marie Amat, Yves Benoit



Un réseau déjà bien implanté dans plusieurs grandes villes de France cherche à peser sur les lieux de pouvoir, des universités à l'UMP. L'Express s'est procuré son manuel de lobbying, dissimulé dans un cédérom pirate du disque... de Carla Bruni. Ultrasecret, ce mode d'emploi de l'entrisme est délivré aux cadres du réseau, une soixantaine d'initiés présents dans la mouvance des Etudiants musulmans de France (EMF) ou de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) - laquelle, par ailleurs, vient de réaliser un score significatif aux élections du Conseil français du culte musulman. Ce document, malgré sa ferveur et son triomphalisme, est intéressant par la froideur tactique, la volonté de puissance, l'habileté politique et la philosophie opportuniste qu'il affiche. Rien ne dit que ce prosélytisme religieux ait de l'avenir. Mais il faut savoir qu'il existe


a délicieuse Carla Bruni est devenue, sans le savoir, la messagère des consignes clandestines d'une avant-garde néo-islamiste réunie sous le nom de code «Veni, vidi, vici». Un réseau de croyants purs et durs répartis entre Lille, Strasbourg, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux. Tous passés par l'université, ils sont jeunes, intelligents et cyniques, bien placés à l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) et souvent à l'association des Etudiants musulmans de France (EMF).

Au nom d'Allah, cette petite phalange influente et rompue aux jeux politiques a décidé d'investir les centres d'influence et de pouvoir de l'Hexagone. Un combat mené dans le plus grand secret. Avec le concours d'informaticiens de haut vol, leurs recommandations stratégiques et tactiques ont été camouflées à l'intérieur de copies pirates, sur mini-cédéroms numérotés, a priori insoupçonnables, du disque de Carla Bruni, Quelqu'un m'a dit. Il s'agit de 70 fiches ultraconfidentielles qui déclinent un à un les axes du combat. Seuls les militants les plus sûrs y ont accès. Au préalable, lors de discrets rendez-vous, on leur a confié les clefs du décryptage, dont huit mots à retrouver dans l'édition Folio de Paris, d'Emile Zola. L'Express a pu se les procurer, remonter le jeu de piste et accéder à la stratégie secrète des néo-islamistes.

«Restez humbles et discrets et nous atteindrons nos objectifs»
Dès le préambule, la petite équipe affiche sa conviction d'avoir le vent en poupe: «Cette année 2002 fut, grâce à Allah, et grâce à vous, une année riche pour nous tous.» Elle s'attribue de nombreux succès. Il s'agit de l'entrée, par la grande porte, de l'UOIF au Conseil français du culte musulman, de l' «explosion» sur la scène universitaire des Etudiants musulmans de France, qui se targuent d'avoir déjà 39 élus dans les conseils d'université et de résidence, et de l'élection, grâce à la mobilisation d'associations islamistes, d'une dizaine de députés UMP. Le «didacticiel de formation» secrètement inséré dans le disque de Carla Bruni se veut un «recueil d'expériences» destiné à aider les militants «dans cette guerre de mouvement que nous engageons face à nos adversaires multiples».

La détermination de ces jeunes gens se veut sans faille: «Toute défaite peut être une victoire et toute victoire une défaite potentielle. Restez humbles et discrets et nous atteindrons nos objectifs.» La réalité impose la modestie: «Malgré les bons résultats obtenus dans une dizaine de circonscriptions où nous sommes responsables directement de l'élection de l'UMP, nous sommes encore dans une phase d'introduction dans le jeu politique en face de musulmans laïques mieux installés que nous.» Mais l'évolution du rapport de forces politique s'annonce favorable. Lors de l'élection présidentielle, le petit groupe se vante d'avoir «participé au retournement d'une partie de l'opinion musulmane»: «Si nous avons réussi à l'influencer, c'est que cette dernière a enfin compris son poids politique après des années de tromperie, de manipulation et de racisme de la part des notables du PS.» Selon cette analyse, les néo-islamistes devraient leur poids politique «à la ghettoïsation et à la fin de la mixité sociale dans les années 1980 en raison de la politique locale d'élus de gauche».

L'une des fiches des néo-islamistes décortique l'exemple, à suivre, d'un «communautarisme réussi»: le communautarisme juif. Sont ainsi mis en avant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), auprès duquel «se rend, tous les ans, le chef du gouvernement», l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui a «longtemps influencé la politique de l'Unef», le B'nai Brith (orthographié Ben Brit), «association juive mondiale, ayant des structures locales, regroupant essentiellement des décideurs économiques qui financent du lobbying au sein d'institutions locales, nationales, voire transnationales», Radio J, Proche-Orient Info et d'autres médias «dont l'influence n'est plus à démontrer» - «A nous de nous inspirer de ces exemples pour réussir. Nous avons pour nous la discrétion».



«Qui s'intéresse aux intégrés?»
Le Parti musulman de France, de Mohammed Latrèche, groupuscule islamiste violent, antisémite et négationniste, sur lequel les médias se sont un moment focalisés, est l'exemple à fuir: «Soyons consensuels, et, dans le climat d'ethnisme actuel, personne ne fera attention à nous. Médiatiquement, nous n'aurions pas assez d'attrait. D'ailleurs, qui s'intéresse aux intégrés?»

«Comment nous inscrire dans le jeu?» Plusieurs fiches détaillent la réponse à cette question lancinante. D'abord, cibler «le candidat ou le parti que la situation locale rend demandeur de soutiens face à un adversaire très proche». Mais attention! «Notre but n'est pas, dans un premier temps, de donner une victoire trop large au candidat soutenu, mais de lui donner la victoire la plus inconfortable possible au niveau de l'avance en voix.» La raison? «En se retrouvant dans une situation de dépendance vis-à-vis de nous, nous pourrions obtenir de lui un certain nombre de choses, lui-même se rendant compte que sa survie politique est entre nos mains.» L'avantage de se rendre «incontournables» est de négocier des postes de chargés de mission. Un bon moyen de «renforcer notre présence en tant qu'acteurs de terrain»: «Des acteurs qui auront suffisamment d'aura pour attirer à nous les éléments prometteurs et pour appliquer nos points de vue avec le moins de résistance possible dans la communauté musulmane.»

Or, se félicitent les stratèges de Veni, vidi, vici, le jeu politique s'ouvre: «Aujourd'hui, nous sommes en position d'arbitres dans un certain nombre d'endroits, entre gauche et droite. Il nous semble évident que la gauche n'est pas un choix valable au moment où une partie de la communauté musulmane bascule à droite. Compte tenu des relais dont nous disposons dans les banlieues et de l'affaiblissement idéologique de la gauche, nous sommes en position d'imposer le candidat de notre choix.» A l'égard de la gauche, deux griefs sont formulés: «D'une part, l'incapacité de donner un signal crédible d'écoute, de respect et de refondation sociale et culturelle; d'autre part, l'inaptitude à équilibrer sa politique par rapport au lobbying juif et d'intégrer en vingt ans une élite musulmane de seconde génération.» Dès lors, tout accord local avec la gauche est d'avance «décrédibilisé vis-à-vis de la communauté musulmane».

La carte à jouer est la réislamisation
A l'opposé, «la droite, donc l'UMP aujourd'hui, malgré un certain nombre de mesures nuisibles à la communauté musulmane, a beaucoup mieux géré son équilibre par rapport au lobbying juif. Et la politique pro-arabe de la droite est vécue comme un premier pas et une marque de respect de la culture musulmane […]. Dès maintenant, en jouant sur les luttes de pouvoir internes à l'UMP (qui favorisent les groupes communautaires), il faut faire adhérer un maximum de musulmans que nous encadrerons avec nos jeunes cadres».

Les «théâtres d'opération prioritaires» sont désignés: «La région et la ville de Bordeaux, où nous sommes bien implantés, où, via les associations dans lesquelles nous sommes présents, nous avons d'excellentes relations avec le maire, Alain Juppé; la ville de Toulouse, où nous avons pu nous installer et influencer certains scrutins lors des législatives; la région Languedoc-Roussillon, où des contacts au plus haut niveau ont été pris avec l'UMP, qui nous doit sa victoire la plus médiatique [Jacques Domergue, face au socialiste Georges Frêche]; la région de Marseille, où la gauche et le FN sont en position, l'un comme l'autre, de remporter d'importantes victoires face à l'UMP; la région Nord où, sur Lille, nous sommes responsables de certaines défaites importantes de la gauche [Martine Aubry]; enfin la région parisienne, où nous sommes bien implantés dans certaines banlieues sans avoir encore réellement capitalisé sur nos relais dans la communauté musulmane.»



La carte à jouer est la réislamisation: «En redonnant une pratique religieuse orthodoxe, donc en réislamisant les quartiers, notamment chez les jeunes, nous augmentons notre poids politique.» Avantage collatéral: «Ce faisant, nous marginalisons les laïques, qui cessent d'être des acteurs de premier plan pour les politiques.» Ces laïques sont en effet leurs bêtes noires, parce qu'ils s'intègrent - et donc «s'acculturent» - et parce qu'ils cantonnent leur religion à la sphère privée, ne voient aucun inconvénient à épouser une chrétienne, ne rechignent pas devant un verre de vin. Il y aurait donc urgence: «Observez autour de vous le nombre de non-pratiquants et de pratiquants ne respectant pas l'intégralité des préceptes. Le taux de pratique le plus élevé - moins de 50% - est observé chez les Marocains, mais ce sont eux qui sont le plus laïques et les moins rigoureux. Les Algériens, qui ont subi une acculturation importante lors de la colonisation, ont un faible taux de pratique. Mais les pratiquants algériens sont plus rigoristes, donc potentiellement plus sensibles à nos vues.» La réislamisation présente également l'intérêt de faire obstacle à «une politique dite d'intégration, pour nous d'acculturation». Les néo-islamistes se félicitent de la médiatisation du combat religieux à travers les «différentes affaires de voile», du ressentiment créé «à l'égard d'institutions acculturantes telle l'école».

«Financer notre lobbying»
La tactique des néo-islamistes? Faire apparaître l'Etat comme une «institution discriminatoire»: «Pourquoi les musulmanes ne peuvent pas porter le voile, alors que l'on tolère la kippa dans un certain nombre d'établissements publics?» Dès lors qu'elle génère «un sentiment d'incompréhension et de lynchage ciblé uniquement vers les musulmans», la «laïcité discriminatoire» doit être dénoncée comme une «atteinte à l'intégrité morale de la personne». Il convient également d'aiguiser «les contradictions de la République qui nous permettront d'avoir un enseignement religieux à l'école, comme en Alsace, de porter le foulard, etc.»: «En nous présentant en défenseurs de l'équité et des musulmans oppressés par un Etat raciste, nous augmentons notre crédit dans la communauté. Il est envisageable, à terme, qu'une révision majeure de la loi de 1905 fasse une place à la religion musulmane. Si nous savons nous y prendre, nous pourrons profiter de la situation. Les chrétiens souhaitent aussi une telle révision, ce qui nous aide, puisque ces derniers font du lobbying dans les antichambres des ministères et autres lieux de pouvoir.»

Le milieu étudiant semble être particulièrement convoité
Les néo-islamistes sont des réalistes: «Comme tous les combats, le nôtre nécessite des moyens pour nous équiper et financer notre propagande.» Le cédérom insiste sur «nos» atouts: «L'important tissu de PME détenues par des musulmans et qui génèrent de forts revenus dans les banlieues. Ces commerçants, dont la clientèle est communautaire, ne peuvent se permettre de paraître moins pieux que leurs clients, au risque de voir leur chiffre d'affaires baisser, suite à de mauvaises rumeurs. Ainsi, la collecte de la zakat [l'impôt religieux] se voit grandement facilitée chez les entrepreneurs. Et cela nous permet d'avoir un financement communautaire aussi efficace que celui de la communauté juive et de financer notre lobbying au même titre que le B'nai Brith.» Une fiche fait l'inventaire des types de PME les plus rentables: les kebabs, les épiceries de nuit, les téléboutiques. Leur avantage est de «générer énormément de revenus en espèces, donc plus facilement utilisables par nous». L'avant-garde néo-islamiste peut même rendre des services: «Pour certaines activités, nous pouvons mettre en place une double comptabilité informatique, moyennant évidemment un pourcentage sur la différence non déclarée.»



Le milieu étudiant semble être particulièrement convoité: «L'année 2002 a vu une érosion de l'importance de l'Unef, la principale force universitaire. Partout où nous sommes présents avec les Etudiants musulmans de France, nous avons fait basculer la situation grâce à des coalitions regroupant les associations corporatistes membres de la Fage et l'UNI, le syndicat de droite […]. Aujourd'hui, via nos alliances avec l'UNI et la Fage, nous sommes en mesure de faire contrepoids à l'Unef […]. Nous devons laisser à l'UNI un espace à occuper, même si cela doit être à notre détriment, car nous n'avons pas encore la masse critique pour affronter l'Unef sur un terrain national, alors que l'UNI la possède. L'UNI peut faire diversion et focaliser l'attention de l'Unef et nous permettre de nous installer.»

«Endoctriner suffisamment tôt»
Comment contrer l'influence des «réseaux relationnels» de l'Union des étudiants juifs de France, qui peuvent causer des «préjudices importants»? En jouant sur son soutien public au sionisme et à la politique israélienne, «très impopulaires chez les étudiants de gauche»: «Cela créera un amalgame suffisant pour obliger l'Unef à prendre une attitude distante. Sinon l'Unef se coupera davantage de son électorat et renforcera le vote non musulman, dont nous bénéficions, émanant d'étudiants de gauche et d'extrême gauche. Ce qui permettra du coup de relativiser notre positionnement communautaire, ce qui est impossible à l'UEJF.» Autre observation: «A chaque accusation d'antisémitisme, nous renforçons notre électorat non musulman. L'utilisation abusive de l'accusation d'antisémitisme le banalise et le dépénalise chez les non-musulmans.»

Les «néo-islamistes de Carla Bruni» attribuent à leur lobbying le succès qu'a représenté pour eux le vote à l'université Paris VI de la motion de rupture de la coopération avec les universités israéliennes. C'était «la première action de ce genre»: «Nous essaierons d'appliquer la même tactique sur d'autres campus.»

Le petit groupe tente enfin d'examiner lucidement ses forces et ses faiblesses: «Nous souffrons d'un manque chronique de cadres ayant une formation universitaire de haut niveau. Cette carence réduit notre influence potentielle au sein de la communauté musulmane, alors que nous nous retrouvons dans une conjonction d'événements qui nous sont étonnamment favorables.» Autre faiblesse: «Nos profils manquent de variété. Nous sommes essentiellement des scientifiques. Nous avons peu de littéraires et d'économistes et pratiquement pas de médecins. Cette trop grande spécialisation peut nous être préjudiciable: nous manquons de points de vue venant de gens ayant des formations fondamentalement différentes de la majorité d'entre nous.» Un recrutement plus varié permettrait en outre d'avoir des appuis dans les administrations importantes, notamment «en cadres de catégories B et C, en contact avec du matériel sensible». Mais un avantage existe: «Nous avons énormément de cadres convertis à l'islam depuis quelque temps et ayant gardé leur nom chrétien aptes à s'intégrer en tant que fonctionnaires de catégorie B et C. De plus, des rumeurs de cinquième colonne dans l'administration conduiraient à une possible épuration des postes sensibles de l'administration de ces cadres maghrébins, facilitant l'embauche de nos cadres convertis.» Pour le moment, la phalange néo-islamiste ne compte pas sur les fonctionnaires de catégorie A: «Leur haut niveau d'études et de culture générale induisent des personnalités extrêmement critiques, conduisant à une laïcité féroce empêchant un recrutement de musulmans maghrébins ou non.» Le remède, à long terme: «Endoctriner suffisamment tôt des jeunes que nous orienterons.»

Autres objectifs: «des agents dormants dans les services de sécurité, fidèles à notre combat»; «une formation militaire poussée - ce qui donnerait de la rigueur à certaines de nos formations, tout en permettant le recrutement de militants dans les hommes de troupe». La clef de l'influence dans la société française? «Des personnes à nous, en prise directe avec les institutions aptes à diriger les décideurs ou, à défaut, leur inculquer une vision favorable à notre cause.» Le programme est en marche.